Partout où ils passent, Boney Fields & The Bone’s Project laissent derrière eux une sacrée impression. Comme une traînée de poudre hautement énergétique, à force de dispenser généreusement ce blues mâtiné de funk qui rassemble et rallie les foules dans une belle communion. Dynamisé par son leader, le trompettiste-chanteur-auteur-compositeur Boney Fields, ce combo gagne de plus en plus d’adeptes. Depuis une dizaine d’années qu’il a fondé son propre groupe, le musicien aux chapeaux ronds a fait son chemin. S’il vient du Chicago blues, il en élargit les contours avec opiniâtreté et une détermination farouche. Amateur de soul, de groove, de jazz, Boney Fields comme quelques autres musiciens de sa génération, sait que la vie du blues passe par son renouvellement. Avec humilité et conviction, il trace sa voie et trouve en chemin sa propre originalité. Dans son époque, mais imprégné de l’héritage de ses devanciers, Boney Fields prouve que le blues a de beaux jours devant lui. Et comme la scène reste son domaine de prédilection, la sortie de ce Live At Jazz À Vienne (CD/DVD) enregistré lors du festival 2008, au bout d’une nuit de clôture mémorable est une bénédiction, la meilleure façon de saisir le cœur et l’âme de cet artiste attachant …

Boney Fields vient du ghetto de Chicago, où il naît à la fin des années cinquante. Dans sa famille, certains jouent du blues, d’autres du gospel. Il étudie le jazz au collège et choisit la trompette, « par coup de cœur pour Louis Armstrong », se souvient-il. Parmi ses artistes favoris : James Brown Tina Turner ou Otis Redding. Bientôt, il fréquente les clubs de blues de la « windy city ». Le guitariste et chanteur Jimmy Johnson lui donne sa première chance. Puis Little Milton, Buddy Guy, Albert Collins, James Cotton, Junior Wells (« Je l’adorais. Il donnait des instructions sur scène, mais lui seul comprenait le sens de ses gestes », se remémore-t-il) ou Lucky Peterson font appel à lui. Ouvert aux autres styles, on le retrouve aussi lors de shows télévisés ou d’enregistrements aux côtés de Maceo Parker, Fred Wesley, Bootsy Collins ou George Clinton : les as du funk. « J’aime la musique dans sa diversité, le blues bien sûr, mais aussi le rhythm’n’blues, la soul, … »
Romain Grosman

 

 

VIDEOS

PRESSBOOK



TELECHARGER LE PRESSBOOK